Les mondes futurs



Dimanche 26 Septembre 2021 à 21h30

Le 109 – 89 route de Turin – 06300 Nice

Film de William Cameron Menzies, Grande-Bretagne, 1936, 1h30, vostf

Chaque année au 109 (89, route de Turin à Nice), Eclairage Public croise les disciplines artistiques cultivées par les résidents. Pour cette cinquième édition, plus d’une centaine d’artistes sont invités : street artistes, photographes, plasticiens, danseurs, cinéastes, vidéastes, musiciens avec plusieurs temps forts.

Pour davantage de détails voir le site https://le109.nice.fr/programmation/eclairage-public-5.

Vendredi 24 et samedi 25 septembre : Transformer une Deux Chevaux en salle de cinéma : il fallait y penser! Les Cinemanouches l’ont fait! Projections en continu de 14h à 21h avec un programme de courts métrages ( et notamment les tout premiers film d’animation de l’histoire du cinéma !)
« Ya d’ la place pour Deuch ». À découvrir absolument !

Dimanche 26 septembre à 21h30 : Ciné-concert avec le film culte d’anticipation « rétro-futuriste » Les mondes futurs (Things to come) (1936) dans la cour intérieure du 109. La mise en musique est assurée par le duo Neirda et Z3ro, accompagné aux claviers par Stéphane Besse (https://www.neirda.net/cine-concert-les-mondes-futurs).

En 1936, malgré les mises en garde de pacifistes comme John Cabal, une Seconde Guerre mondiale est déclarée. La métropole d’Everytown, en Angleterre, n’est pas épargnée par les combats et Cabal a tout juste le temps de quitter la région. 1966. Les violents affrontements n’ont laissé que ruines à Everytown et la ville est dirigée par le Patron, un homme aux pouvoirs et à l’influence redoutable. C’est à ce moment que Cabal reparaît aux commandes d’un astronef. Détenteur d’une nouvelle technologie, il parvient à l’imposer à ses contemporains malgré les tentatives du Patron pour l’en empêcher. 2036. L’humanité a atteint un nouveau stade de développement. Mais déjà, la révolte gronde lors de l’envoi d’une fusée dans la Lune.

Sur le web

Les mondes futurs est une oeuvre d’anticipation qui extrapole un faisceau de preuves concordantes sur le proche avenir pour se livrer à une vaste spéculation uchronique entre 1940 et 2106 . La dérive de cette dystopie en marche vient obérer toute espérance si ce n’est le rêve utopique de conquête spatiale. Les décades de guerre à outrance mènent à la désolation et au chaos sous la gouvernance d’un dictateur fantoche, « le chef » (Ralph Richardson), va-t’en-guerre gesticulant au milieu du naufrage de la cité dépossédée de toutes ressources susceptibles de restaurer sa puissance d’antan. Jusqu’au point où la « maladie errante », régénérescence de la lèpre moyenâgeuse dévaste la population qui régresse à un état primitif de sauvagerie. Lourdement décimée, la ville exsangue laisse la place à une mégalopole souterraine entièrement rebâtie qui renaît de ses cendres telle un moderne phénix. Mais pour quel avenir ? Ou va l’humanité ? S’interroge Welles en oracle prophétique impuissant de désarroi et convaincu de la finitude de l’homme et de la vastitude d’un espace encore inexploré… Les mondes futurs, c’est la projection des angoisses existentielles d’une ère anxiogène où l’aspect du futur est observé avec un télescope du présent, les coudes reposant sur le passé et les règles de l’éternité se fondant dans l’éternité…(iletaitunefoislecinema.com)

Dans la lignée de Metropolis (ou dans un registre différent d’un Intolérance ou les Dix Commandements première version pour la construction en plusieurs époque lointaine) un petit classique de la SF futuriste et utopique. Adapté du roman de HG Wells (qui signe lui même le scénario) The shape of things to come, le film constitue un des grands chantier du cinéma anglais des années 30 par l’intermédiaire du producteur d’origine hongroise Alexander Korda et de ses frères, qui développe ici pas mal des moyens colossaux et de la science des trucages qui éblouiront les spectateurs dans des films bien meilleurs les années suivantes comme Le Voleur de Bagdad, Le Livre de la jungle ou les oeuvres de Michael Powell. A la réalisation on trouve William Cameron Menzies, chef décorateur de quelques fleuron du muet (Le Voleur de bagdad de Raoul Walsh..) et qui va ici apporter son sens de l’esthétique…

… Malgré l’aspect très kitsch des tenues vestimentaires de ses hommes du futurs en toges antiques (quoique pour les femmes on est pas si loin de certains look 60’s) Menzies démontre tout son savoir faire avec des décors monumentaux au design incroyablement moderne et imposant (tout en restant cohérent avec la ville telle qu’elle est montrée 10 ans plus tôt) : la piste de décollage de la capsule vers la lune, la cité désormais souterraine de Everytown grouillant de vie, les ascenseurs s’élevant à des hauteurs infinies… De plus les personnages évoluent parfaitement dans tout ces lieux par la force de trucages prodigieux, entre maquettes soignées et effets visuels presque invisible… (chroniqueducinephilestakhanoviste.blogspot.com)

Les mondes futurs est l’adaptation cinématographique du roman de H.G. Wells « The shape of things to come » (1933). C’est Wells lui-même qui a écrit le scénario. Le producteur anglais Alexander Korda confie le projet à William Cameron Menzies, décorateur américain de génie. Les mondes futurs est le film de science-fiction le plus cher et le plus ambitieux des années trente, l’un des tous premiers grands films de ce genre avec Metropolis de Fritz Lang (1927). Le film se déroule sur trois grandes périodes, anticipant ainsi les cent années à venir : 1940 avec le début d’une guerre qui durera 25 ans, 1972 où le monde exsangue est revenu à une civilisation de type féodal et enfin 2036 où règne le culte du progrès sous un régime de technocrates bienveillants…

… Outre son côté prophétique (Les mondes futurs place le début de la seconde guerre mondiale en décembre 1940, ne se trompant ainsi que de 15 mois), ce sont les décors qui sont le plus remarquables, tout particulièrement dans la période 2036 où Menzies montre tout son talent et son inventivité pour créer des illusions de gigantisme et de puissance. La transition vers cette période future est assez étonnante avec plusieurs minutes d’effets visuels de machineries gigantesques, un jeu de superpositions sans cesse renouvelé… Les mondes futurs reste l’un des films les plus importants de science-fiction et vaut la peine d’être vu, ne serait-ce que pour la qualité de ses décors et de ses prospectives. (films.oeil-ecran.com)


Présentation du film et animation du débat avec le public: Collectif La Bande Passante.

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