
Vendredi 23 Janvier 2026 à 19h30
Cinéma Jean-Paul Belmondo (ex-Mercury) – 16 place Garibaldi – Nice
Film de Lav Diaz, Philippines, 2025, 2h43, vostf.
Magellan, navigateur portugais épris de liberté, se rebelle contre l’autorité du Roi qui refuse de soutenir ses rêves d’exploration. Porté par une soif insatiable de découvrir les confins du monde, il convainc la Couronne espagnole de financer une expédition audacieuse vers les terres mythiques de l’Est. Mais le voyage se transforme en un périple éprouvant : la faim, les tempêtes et les mutineries mettent l’équipage à genoux. Lorsque Magellan atteint enfin les îles de l’archipel malais, l’explorateur idéaliste s’efface pour laisser place à un conquérant obsédé par la domination et la conversion, provoquant des soulèvements violents qui commencent à lui échapper… Ce n’est pas le mythe de Magellan, mais la vérité de son voyage.
Lav Diaz est un réalisateur, scénariste, producteur et monteur philippin, né en 1958 aux Philippines. Connu pour ses films longs métrages au format épique, souvent dépassant les cinq heures, il explore des thèmes liés à l’histoire politique et sociale des Philippines, le traumatisme collectif, la lutte pour la justice, et la résilience humaine. Diaz est considéré comme l’un des principaux représentants du slow cinéma, un style caractérisé par des plans fixes, un rythme contemplatif et un engagement profond avec le temps et l’espace. Depuis 1998, il a réalisé dix-huit films et remporté de nombreux prix internationaux, dont le Léopard d’or de Locarno (From What is Before, 2014), l’Ours d’argent de la Berlinale (Berceuse pour un sombre mystère, 2016) et le Lion d’or de Venise (La Femme qui est partie, 2016). Magellan marque son retour en sélection officielle au Festival de Cannes pour la première fois depuis Norte la fin de l’Histoire en 2013.
Le projet de réaliser un film sur Magellan est né d’un rêve de Lav Diaz, réalisateur philippin. « L’arrivée de Magellan sur nos côtes représente le premier ‘contact’ avec l’Occident« , confie-t-il. Ce projet de longue date a été concrétisé grâce à sa rencontre avec le producteur Joaquim Sapinho, qui lui a proposé cette aventure cinématographique. Ensemble, ils ont réuni différentes nations pour donner vie à cette histoire sur grand écran.
La genèse de cette oeuvre repose donc sur une collaboration entre plusieurs talents internationaux. Lav Diaz a ainsi intégré Albert Serra au projet, un réalisateur qu’il connaît bien. Cette alliance a permis de lier le Portugal, l’Espagne et finalement les Philippines grâce à l’arrivée de Paul Soriano dans l’équipe de production. Par ailleurs, chaque acteur a également apporté sa pierre à l’édifice pour retracer cette épopée historique.
Lav Diaz a choisi de raconter l’histoire de Magellan du point de vue des Philippins. Il met en lumière des figures locales comme Humabon et Lapu-Lapu, qu’il considère comme des héros malgré les mythes entourant leurs existences. « Lapu-Lapu est le grand héros de notre histoire. Pourtant, je suis convaincu qu’il n’était rien d’autre qu’une création de Humabon« , affirme-t-il. Cette approche révisionniste avait pour but de défier les récits traditionnels en apportant un regard neuf sur l’histoire.
La réalisation de ce film accueille un mélange d’acteurs professionnels et non-professionnels. Lav Diaz estime que les « réactions brutes » des amateurs apportent une « authenticité saisissante« , en contraste avec la maîtrise technique des acteurs confirmés. Cette fusion confère à Magellan un réalisme qui capte l’essence des événements historiques, tout en explorant les dynamiques naturelles des interactions humaines.
Gael García Bernal, qui joue Magellan, a offert une interprétation profondément spirituelle, au-delà de ce que le réalisateur Lav Diaz avait anticipé. Ce dernier se souvient que l’acteur, en « se laissant porter par le flux« , accédait à une compréhension plus profonde du rôle et de la complexité de l’explorateur. Ce dévouement s’est surtout manifesté dans le dernier acte de Magellan, où le personnage prend conscience de sa propre mortalité, capturant toute la dimension humaine du grand explorateur.
Sur le web

« Dans son film, Lav Diaz reconstitue plusieurs passages des dernières années de la vie de Magellan, navigateur et colon impitoyable rattrapé par son hubris dans un film d’une picturalité époustouflante. Une première partie en Malaisie, durant laquelle Fernand de Magellan, explorateur portugais au service de la couronne espagnole interprété par Gael Garcia Bernal, voit ses partenaires mourir dans la jungle de Malacca ; une deuxième dans la péninsule ibérique puis sur le navire, avec lequel le navigateur effectue son dernier grand voyage de l’Atlantique à l’Océan Pacifique ; puis une dernière partie dans la région de Cebu, aux Philippines, où Magellan finit par périr sous les flèches empoisonnées des indigènes…
… Le cinéaste philippin reste fidèle à son horizon premier, tirant du voyage de Magellan une dérive picturale jusqu’au-boutiste, avec des figures iconisées à l’avant plan de décors sidérants. D’un même geste se renverse notre rapport au célèbre explorateur, démystifié et ramené à l’extrême violence coloniale dont il apparaît, sur son bateau comme sur les îles, le principal instigateur – massacrant indigènes et matelots sans sourciller. À partir d’une reconstitution historique chatoyante, Diaz remystifie à l’inverse ce qui se trouve autour de son personnage, magnifiant la jungle, l’océan, les communautés indigènes et le littoral philippin, cher à son cinéma. La place centrale accordée aux paysages traversés par Magellan aura ainsi permis de mettre en scène la mécanique coloniale : la violence impitoyable des hommes au premier plan est motivée par la conquête des territoires, magnifiques, qui se déploient dans le fond des tableaux. » (troiscouleurs.fr)

« Au fil de sa longue carrière, Lav Diaz s’est spécialisé dans le dévoilement des aspects les plus sinistres de la corruption aux Philippines, particulièrement de l’ère du dictateur Ferdinand Marcos à l’arrivée au pouvoir de son fils Bongbong, président actuel du pays. Son nouveau film, Magellan, remonte cinq siècles en arrière à un des premiers exemples de ce mal philippin, au « péché originel » de la nation, à savoir le premier voyage de l’explorateur Fernand de Magellan jusqu’à l’île, qui a ouvert la voie pour sa colonisation progressive par l’Espagne…
… Le film a été tourné dans des tons de doré opulent et vert velouté par Artur Tort (le chef opérateur du cinéaste catalan Albert Serra, qui fait partie des producteurs du film) avec dans le rôle principal une star : le sex-symbol à présent grisonnant Gael García Bernal, qui joue un Magellan de plus en plus déchaîné. L’acteur mexicain (qui s’exprime principalement dans la langue natale de l’explorateur, à savoir le portugais) est aussi bon qu’on pouvait l’espérer, mais son charisme naturel et son ingénuité habituelle face à la caméra sont ici supprimés de l’équation : dans un scénario dépourvu de vraie caractérisation qui donne à son personnage de l’épaisseur, il est loin du rôle clairement similaire, celui d’Aguirre, joué par Klaus Kinski, qui était plus en harmonie avec la mise en scène du versatile Werner Herzog… » (cineuropa.org)

« Vingt-sept ans après ses débuts, Lav Diaz s’impose comme un conteur majeur du cinéma mondial. Ses films, à la croisée de l’histoire et de la mémoire collective, explorent avec une intensité rare les cicatrices du passé colonial et les injustices sociales qui traversent les Philippines. À travers un style radical – longs plans fixes, noir et blanc, silences habités –, il poursuit une oeuvre aussi politique que sensorielle.
Fruit de sept années de recherches, Magellan s’inscrit dans cette veine : une fresque de trois heures où l’épure formelle sert une méditation sur le pouvoir, la conquête et les illusions du mythe civilisateur. Le film retrace les derniers mois de Magellan, engagé dans une confrontation fatale avec les peuples autochtones, jusqu’à sa mort sur l’île de Mactan en avril 1521. Dans le rôle-titre, Gael García Bernal incarne un homme habité par ses visions, poursuivi par les voix de ceux qu’il prétendait découvrir. «C’est un film sur le vertige du pouvoir et le mythe de la découverte», explique Lav Diaz. «Magellan n’est pas un héros ici, mais un homme face à son propre néant.»
Tourné entre les Philippines, le Portugal et l’Espagne – notamment à Cadix, à bord d’une réplique du Victoria, le trois-mâts de l’expédition – Magellan poursuit sa revisite des récits officiels entamé dès ses débuts. Fidèle à son engagement, Lav Diaz redonne voix aux oubliés de l’Histoire, et confirme son statut d’auteur intransigeant. » (festival-cannes.com)…

« … Aventurier, héros européen, mais aussi brutal colonisateur et mythe falsifié de la première circumnavigation : les pistes étaient nombreuses pour faire son biopic. Mais Lav Diaz en tire davantage un portrait tantôt opaque, tantôt inquiétant, qui cultive sa part d’énigme. Connu pour son goût du romanesque (l’inspiration de Dostoïevski) et de la durée (plusieurs de ses films dépassent les six heures), le cinéaste philippin propose ici une oeuvre plus resserrée — 2h43 —, sans pour autant tourner le dos à la patience dont témoigne son cinéma. La lenteur ne vise pas chez lui à écraser, mais plutôt à faire ressentir une pesanteur. Elle s’impose ici dès le premier plan : une autochtone nue dans la jungle malaisienne s’arrête dans son trajet, tourne la tête et fixe la caméra avec effroi, comme si elle avait vu le visage du diable. Les plans suivants nous informeront que c’est en vérité «l’homme blanc» qui vient de débarquer, personnifié par la figure de Magellan.
Ce sentiment d’une menace latente ne quittera plus le film. De son premier voyage en Malaisie à son ultime traversée vers l’île de Mactan aux Philippines, Magellan reste un corps étranger, y compris en Europe (les séquences au Portugal et en Espagne). Filmé à distance, relégué dans des coins du cadre ou encore surcadré par les enfléchures des bateaux, son corps paraît comme repoussé par l’image elle-même. L’étrangeté de sa présence est par ailleurs accentuée par le fait que Gael García Bernal, acteur internationalement connu, dénote dans le cinéma très confidentiel de Diaz. Son personnage, hagard et boiteux — sa jambe est rongée par la gangrène — s’avance en claudiquant au sein de plans étirés jusqu’à l’épuisement. Ce choix de casting rappelle lointainement celui de Viggo Mortensen dans Jauja de Lisandro Alonso, qui jouait un capitaine dont la stature se délitait au fil d’une errance interminable; à mesure que Magellan poursuit ses voyages, le navigateur triomphant des manuels laisse place à un homme flottant au milieu de décors où il n’a jamais sa place. C’est surtout durant le long bloc en bateau, constituant le coeur du film, que ce rythme alangui impressionne : rarement aura-t-on vu restituée ainsi la lenteur intrinsèque des voyages du XVIe siècle, entre l’interminable hissage de la grande voile ou encore la mise en place d’une bataille navale filmée à distance. Sans déflorer toutes les épiphanies plastiques, en particulier les diverses rencontres faites en mer, on peut dire que Diaz superpose à cette longue navigation une dérive mentale : plus le voyage s’enlise, plus Magellan sombre dans la folie.

Le cinéaste glisse dans le récit des scènes de visions — ou d’hallucinations — de son épouse défunte qui infusent un parfum mortuaire renforcé par le fait que les morts se multiplient là où passe Magellan. Car le film dépeint sans fard la violence de la colonisation catholique, à travers des tableaux terrifiants : des corps encagés au milieu de la jungle, une tribu de Philippins en transe autour d’une statuette chrétienne, un sermon en plan séquence basculant progressivement en scène de soumission collective, ou encore un charnier sur une plage. Cette brutalité est néanmoins davantage figurée sur le mode de la suggestion que de la frontalité : ainsi de ce mousse bouleversé, se tenant le visage après une exécution sommaire laissée hors champ — celle d’un personnage décapité pour une relation homosexuelle —, qui exprime bien plus l’horreur de l’action que ne l’aurait fait la vision explicite dudit châtiment. Même dans ces scènes volontiers démonstratives, le film fait montre d’une rigueur formelle qu’il ne faudrait toutefois pas confondre avec une rigidité. La durée, chez Diaz, ne sacralise pas : elle reste poreuse aux aspérités, aux flottements du jeu et aux intonations malhabiles des acteurs.
Ces irrégularités évoquent le cinéma historique d’Albert Serra (Histoire de ma mort ou La Mort de Louis XIV), coproducteur du film, avec qui Diaz partage également le chef-opérateur Artur Tort. Les deux cinéastes ont en commun cette façon de redonner un présent à des icônes du passé : en leur laissant de longues plages de paroles ou de marche sans coupe, ils les arrachent à des représentations figées pour les ramener à une matérialité, voire une trivialité. Mais là où Serra pousse cette forme jusqu’à la dissolution (les comédiens qui semblent perdre pied), Diaz cultive une certaine densité romanesque, portée notamment par les personnages secondaires. C’est le cas du jeune prêtre français à l’accent improbable, et surtout de l’esclave malais capturé au début, possible incarnation d’Henrique de Malacca, l’interprète (et esclave) de Magellan, que la Grande Histoire a longtemps laissé dans l’ombre. Certains chercheurs suggèrent aujourd’hui qu’Henrique aurait pu être le véritable premier homme à boucler le tour du monde, en poursuivant le voyage de Magellan après sa mort. Diaz paraît en faire le réceptacle du point de vue, alors que la navigateur s’enfonce dans la paranoïa, jusqu’à lui donner la parole dans une surprenante voix-off à l’issue du film. Le dernier plan, très beau, le représente hagard, debout et couvert de sang, au centre du cadre et d’une jungle dévastée : plutôt qu’un symbole de libération, il est devenu à son tour une figure d’exil et d’opacité, marquée dans sa chair par ce terrible voyage. » (critikat.com)

« J’ai toujours rêvé de réaliser un film sur Magellan. En tant que Philippin, l’arrivée de Magellan sur nos côtes représente le premier « contact » avec l’Occident… un événement fondateur qui a marqué le début d’une nouvelle ère pour nous. Lorsque j’ai rencontré Joaquim Sapinho, il est venu avec une proposition de film. Il m’a envoyé des livres, mais étant donné que Magellan était portugais, le destin semblait déjà tracé : nous allions concrétiser ce vieux rêve. Puis, il a intégré Albert Serra au projet, que je connaissais déjà, et tout s’est mis en place. Nous avions le Portugal et l’Espagne pour raconter l’histoire. Plus tard, mon ami Paul Soriano nous a rejoints, apportant avec lui les Philippines. J’étais prêt à entamer ce voyage… Gael nous a rejoints peu de temps après.
Mon sujet, c’est l’Histoire philippine. De notre point de vue, les protagonistes de cette histoire sont Humabon, le roi, et Lapu-Lapu, le chef qui a tué Magellan. Lapu-Lapu est le grand héros de notre histoire. Pourtant, je suis convaincu qu’il n’était rien d’autre qu’une création de Humabon. Après avoir lu de nombreux ouvrages et recoupé les faits, un bon enquêteur trouverait ce personnage très discutable. Les événements ne coïncident pas. Je pense que le film prendra une dimension révisionniste, d’une certaine façon. Je trouve intéressant de défier les clichés établis. Notre plus grand problème aux Philippines, c’est la fabrication de mythes. On pourrait dire que cela a commencé avec la création de cette figure, Lapu-Lapu. Personne ne l’a jamais vu, il n’a vraisemblablement jamais existé. Aujourd’hui, cette mythologie nourrit les démagogues. Nous avons eu Marcos Senior, le dictateur. Plus récemment, Duterte. Ils sont devenus des dirigeants grâce à cette mythification. C’est un modèle d’organisation sociale. Vivre dans le monde réel avec ces mythes est difficile, car nous sommes constamment dupés.
Magellan a toujours été le paradigme de l’explorateur, le modèle pour quiconque veut aller au-delà du monde connu, comme les astronautes. La saga de Magellan, son périple, reste une référence. Mais Magellan est aussi un modèle pour ceux qui cherchent à découvrir de nouvelles possibilités. Comme dans le cinéma, où l’on croit encore pouvoir repousser les limites du médium, Magellan regardait le monde en déclarant : «Nous trouverons bien quelque chose qui n’avait encore jamais été découvert.» C’est le rêve romantique qui conçoit le paradis sur Terre comme une grande découverte à accomplir. Magellan savait qu’il ne pourrait pas devenir roi, mais il pouvait trouver un endroit quelque part où réaliser ses rêves, ses ambitions. Il était en avance sur son temps, tout comme Vasco de Gama et les autres explorateurs, car ils savaient qu’il demeurait de nouvelles frontières à franchir. Pour moi, c’est aussi la vocation du cinéma. On peut toujours aller plus loin. Je suis convaincu que si l’on continue de repousser les frontières du cinéma, on découvrira quelque chose de nouveau, de plus pertinent. Il faut détruire les murs de la peur pour découvrir de nouveaux horizons. Nous pouvons encore trouver des îles d’or quelque part.

Il y avait aussi Beatriz, l’épouse de Magellan. Elle n’est qu’une note de bas de page dans les récits historiques : trois lignes, quatre lignes tout au plus. Cela nous donne donc une certaine liberté pour construire quelque chose autour d’elle et la relier profondément à Magellan. Beatriz est essentielle à la manière dont Magellan envisageait l’exploration du monde, car elle a toujours été en lui, dans son coeur, dans son âme. Je pense que Beatriz représente l’âme de Magellan. Beatriz et les enfants, bien sûr. Je crois qu’il nourrissait ce rêve d’avoir une vie de famille, au retour de l’expédition. C’était comme une promesse, un rêve : amener sa propre famille aux Îles d’Or. Je pense qu’il a toujours eu cette idée à l’esprit. Peu importe à quel point il est devenu orgueilleux vers la fin, je crois que le rêve le plus simple et le plus pur de Magellan était de voir un jour sa famille réunie. C’est le mystère des gens qui voyagent : ils veulent s’intégrer dans une autre société, découvrir un autre univers, mais en même temps, ils veulent aussi apporter leur propre vision du monde. Le film aura une version de neuf heures, dans laquelle toute l’histoire de Beatriz sera révélée.
Il y a aussi cette idée de rencontre, de premier contact, et de ses effets durables. Aujourd’hui, 80 % des Philippines sont encore catholiques, et en fait, la plus grande icône religieuse du pays est le Santo Niño, apporté par Magellan. Nous célébrons le Santo Niño dans de nombreuses régions, preuve que son influence est encore prégnante. Toute la conversion a commencé avec le Santo Niño. La scène dans mon film où le fils de Humabon est guéri est une reconstitution d’un événement réel, tiré du journal de Pigafetta. La conversion a vraiment débuté lorsque la reine de Cebu, l’épouse de Humabon, s’est mise à prêcher l’authenticité du Santo Niño, affirmant qu’il avait vraiment le don de guérison. C’est la véritable raison pour laquelle la conversion de toute l’île de Cebu s’est faite en seulement quatre jours.
Je souhaite filmer l’Histoire. Pour cela, il est essentiel de filmer les gens. C’est pourquoi j’aime mélanger acteurs professionnels et non-professionnels. J’ai travaillé avec certains des plus grands acteurs des Philippines. Un acteur professionnel peut véritablement s’adapter à ce qui se passe : il possède les outils, la technique, la maîtrise de l’espace et de l’environnement. Mais un acteur non-professionnel, par son naturel parfois maladroit, crée une tension unique. Cette nervosité, ces réactions brutes face à l’improvisation, apportent une authenticité saisissante.
Gael est un acteur exceptionnel, habitué à évoluer dans tous les médiums : théâtre, télévision et cinéma. Ce qui m’a frappé, c’est sa capacité à s’adapter à ma méthode de travail. À un moment donné, il s’est simplement laissé porter par le flux. Gael s’est profondément identifié à Magellan, à cet homme conscient de sa propre mortalité. J’ai le sentiment que le film a pris une dimension plus spirituelle que je ne l’avais imaginé au départ, en particulier dans le dernier acte, lorsque Magellan accède à une compréhension plus profonde de la vie. » (gncr.fr)
Présentation du film et animation du débat avec le public : Josiane Scoleri.
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