Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté



Vendredi 25 Avril 2025 à 20h

Cinéma Jean-Paul Belmondo (ex-Mercury) – 16 place Garibaldi – Nice

Film de Hernán Rosselli, Argentine, 2024, 1h40, vostf

Dans une banlieue populaire de Buenos Aires, les Felpeto ont leur business de paris sportifs clandestins bien rôdé. À la mort du père, la mère et la fille reprennent en main les affaires. Mais on parle de purges dans la police, d’importantes sommes d’argent déplacées, de perquisitions dans le quartier… La famille se prépare au pire alors qu’un lourd secret menace d’être dévoilé.

Hernán Rosselli est né en 1979 en Argentine. En 2002, il intègre l’ENERC (l’école de cinéma de Buenos Aires) où il se spécialise en écriture de scénarios et en montage. Puis il fonde et édite Las Naves, un magazine consacré au cinéma d’auteur. En 2014, il réalise son premier long métrage, Mauro, en compétition au Festival de Rotterdam dans la section Bright Future, il gagne le Prix Fipresci. Il remporte également le Prix Spécial du Jury au BAFICI où il est en compétition. Le film est présenté au Festival des 3 Continents de Nantes, à Rotterdam, Rome et Vienne entre autres. En 2018, il réalise deux documentaires: Los Corroboradores, et Casa del Teatro consacré au comédien Oscar Brizuela, qui est également sélectionné au BAFICI. Il est aujourd’hui réalisateur et professeur en réalisation documentaire à l’Université de cinéma de Buenos Aires (FUC). Il collabore à plusieurs revues de cinéma en tant que critique. Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté est son quatrième long métrage. Il a été présenté en première mondiale à la Quinzaine des cinéastes (Cannes 2024).

Notre article

par Bruno Precioso

Si le Mexique et le Brésil sont, c’est assez connu, des géants mondiaux du 7ème art et les 2 plus grandes concentrations de salles de cinéma du continent, regroupant à eux deux plus de 10.000 écrans (sur un total de 13.500), l’Argentine est la 3e voie du cinéma latino-américain et même, à l’occasion, la première : c’est le cinéma argentin qui a reçu le plus de Goya récompensant le meilleur film étranger en langue espagnole, la 1ère cinématographie sud-américaine à avoir reçu un Oscar en 1985 (et la seule et à avoir été 2 fois primée à Hollywood)… et le pays latino-américain le plus programmé à CSF, notre ciné-club ayant sélectionné 12 films argentins en comptant le 1er long-métrage d’Hernán Rosselli.

A son admission en 2002 à l’ENERC de Buenos Aires, la plus importante école de formation au cinéma du continent (exception faite de l’EICTV cubaine), Hernán Rosselli est diplômé en philosophie et en musique : c’est pour s’assurer de pouvoir financer ses études qu’il choisit une formation en montage, puis en écriture de scénario, immédiatement monnayable ; il faut dire que l’Argentine sort (déjà) d’une crise économique d’une ampleur terrifiante entraînant une instabilité économique, sociale et politique (le pays connaît 4 présidents en 10 jours) qui ne pouvait épargner le jeune Hernán Rosselli, 22 ans, au moment d’entrer sur le marché du travail. Les premiers pas du futur réalisateur dans le monde du cinéma sont d’abord théoriques : devenu collaborateur permanent en qualité de rédacteur aux publications semestrielles de la Revista de Cine, il fonde en 2013 la – pointue – publication cinématographique Las Naves (réalisée en collaboration avec le magazine allemand Revolver), dont il est à la fois rédacteur et éditeur. Dans le même temps il fait ses armes au montage des films de Juan José Campanella, Bruno Stagnaro, Hernán Belón ou Gastón Solnicki, gagnant en compétences et nouant de précieux liens dans un milieu cinématographique accoutumé à l’économie la plus résiliente et robuste qui soit. Ce n’est qu’en 2014 qu’il se risque enfin dans la réalisation avec Mauro, une Historia mínima de galère sans gloire teintée de fausse monnaie et de bas-fonds déglingués bien accueillie dans les principaux festivals internationaux. En 2018, il réalise Casa del teatro dont le processus créatif anticipe de manière assez exacte le dispositif de son dernier opus, Algo viejo… : un registre combinant found footage, documentaire et reportage, l’ensemble concourant à conduire une enquête flirtant avec le film noir dans une maison de retraite pour anciennes gloires du monde du spectacle. Déjà la pellicule travaille le rapport au temps, la confusion des registres, ouvre sous les pieds (sous les yeux ?) du spectateur un abîme où les échos du fond vers la forme se font vertige. C’est encore ce monde de la débrouille et de la marge que Rosselli retrouve avec Algo viejo…

« Je viens d’un pays vertigineux, où la loterie est une partie essentielle de la réalité. » (Jorge Luis Borges, La loterie à Babylone)

À plus d’un titre, la quiniela, comme on appelle la loterie clandestine en Argentine, avec ses origines napolitaines, son organisation familiale et sa métaphysique des rêves, apparaît comme la représentation abstraite des aspirations et des limites d’une grande partie de la classe ouvrière dans le conurbano bonaerense. « La certitude, comme le disait un célèbre syndicaliste argentin, et comme les fils de bonnes familles le savent très bien, que la fortune ne se fait pas en travaillant. » rappelle Rosselli en entretien. Dans cet univers mariant les contraires et se nourrissant d’apparences autant que d’espérances, la superstition est omniprésente. Comme elle l’est dans le mariage, ce que le titre du film proclame avec plus de subtilité qu’on ne pourrait croire de prime abord. Le monde très codifié de la quiniela accorde et peut-être impose une place spécifique aux femmes, en particulier aux plus fragiles (veuves, femmes séparées…) qui se voient confier l’administratif voire la gestion de l’argent ; par sa propre soeur un temps engagée dans ce monde parallèle, Hernán Rosselli a pu nourrir le versant très précis de son documentaire. Son amie Silvina Marcelino, dont la grand-mère avait monté une entreprise de paris clandestins après la soudaine cécité de son mari, lui a fourni l’argument de la couche de fiction dans laquelle elle joue son propre rôle en même temps qu’elle conseille le réalisateur. Ainsi se construit cet étrange édifice cinématographique, où les amis apportent la matière filmée au réalisateur qui fait jouer à plein sa triple identité de monteur et de scénariste, où les personnages de fiction portent les noms des acteurs qui s’y incarnent, où même les extraits sonores intégrés à la trame sont tirés d’un réel inavouable.

La mécanique de l’ensemble est révélée avec humour par les choix musicaux inattendus d’un réalisateur devenu chef d’orchestre qui met davantage en harmonie toute cette matière hétérogène qu’il ne la crée. Ghassan Salhab rappelait récemment les mots d’Antonio Munoz Molina « Il y a des expériences dont la fiction ne peut pas rendre compte. Alors on doit utiliser l’autre grand discours narratif – la confession et le témoignage. » Car le matériau d’origine qui a présidé à la naissance du film, ces 200 heures de pellicule qui sont « quelque chose de vieux », ne livre pas seulement des tranches d’intimité éminemment fictionnelles par l’ellipse et le hors-champ qu’inévitablement il impose, à 40 ans de distance du montage ; il transporte surtout le spectateur dans un passé loin d’être anodin pour les Argentins de 2024. Celui de la sortie de 30 ans de dictature d’une société experte en survie, d’une mémoire pas encore recouverte, pas encore recouvrée, et qui se murmure plus qu’elle ne s’écrit.

Sans doute doit-on garder à l’esprit les mots de Walter Benjamin, dans ses Thèses sur le concept d’histoire : « Le chroniqueur qui narre les événements, sans distinction entre les grands et les petits, tient compte, ce faisant, de la vérité que voici : de tout ce qui jamais advint rien ne doit être considéré comme perdu pour l’histoire. »

Sur le web

« Présenté à la Quinzaine des Cinéastes 2024, ce long métrage est le quatrième de Hernán Rosselli. Cet ancien diplômé de l’ENERC (l’école de cinéma de Buenos Aires) est aujourd’hui réalisateur, critique et professeur d’université en Argentine. Le scénario relate le quotidien d’une famille de bookmakers vivant dans un quartier périphérique de Buenos Aires. Magouilles, débrouillardise et précarité rythment leur existence, perturbée par la mort du patriarche. La mère et la fille tentent de reprendre la main dans un milieu géré par des hommes, tout en étant l’objet d’une sévérité croissante de la part des autorités judiciaires et policières. Maribel, la fille, est la figure centrale, qui semble déterminer à faire entendre sa voix, et découvre sur l’ordinateur de son père des photos et films révélateurs d’une quiétude familiale, mais cachant peut-être des secrets gênants…

Le film est né de la volonté de collaborer avec l’artiste plasticienne Maribel Felpeto (ici actrice pour la première fois), qui avait un jour montré au réalisateur de multiples photos de famille. Celles-ci sont véritablement utilisées dans le long métrage, mais dans un cadre fictionnel. De même, ce sont les parents de la jeune femme qui jouent son père et sa mère, même si aucun des membres de cette famille n’exerce, dans la vie, une activité similaire à celle de leurs personnages. Cette mise en abyme, insolite, s’inscrit dans un dispositif original et ambitieux, au service d’une histoire que le metteur en scène a souhaité éclatée. Entre scènes de tripot, confidences intimistes et plans sur des caméras de sécurité ou des sites Internet, le film est construit comme un puzzle, qui demande au spectateur une attention constante. Le hors champ joue à ce titre un rôle majeur pour qui veut saisir les tenants et aboutissants de la narration.

Le cinéaste précise ainsi dans le dossier de presse : « C’est en montant des documentaires de création que j’en ai pris conscience. On peut filmer sans limites et souvent en plans serrés. Il faut donc prendre ensuite des décisions radicales pour raconter certaines scènes. On ne peut pas tout savoir sur tout. Il y a une réalité qui demeure inaccessible. Par ailleurs, j’aime l’idée que le spectateur participe activement, en l’invitant à reconstruire l’espace par exemple. Ou en utilisant l’ellipse ». Cela ne sera toujours évident pour ledit spectateur, qui aura du mal à adhérer à une démarche relevant davantage de l’exercice de style que du film indépendant réellement novateur. On est loin du choc qu’avaient pu susciter, en leur temps, Mean Streets de Scorsese ou Meurtre d’un bookmaker chinois de Cassavetes. Et à vouloir évoquer trop de sujets qu’il ne fait qu’effleurer (la place des femmes dans la société argentine, la pauvreté structurelle du pays, les rapports entre la police et le peuple), le réalisateur nous laisse quelque peu sur notre faim. Reste que les intentions de Hernán Rosselli sont louables. En restant exigeant mais avec une approche moins cérébrale, son cinéma pourrait gagner en maturité et clarté. » (avoir-alire.com)

« Il faut y sauter à pieds joints, accepter de s’y perdre un peu (beaucoup, passionnément), et se laisser surprendre par ce film argentin à la forme singulière… Son titre à rallonge reprend une superstition énoncée par l’héroïne, Maribel (Maribel Felpeto, artiste plasticienne dans le civil), sur des images VHS de sa mère, Alejandra, le jour de ses noces, et selon laquelle une mariée devrait porter quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté — et aussi quelque chose de bleu, mais allez caser ça sur une affiche… Monteur de formation, le cinéaste jongle entre archives granuleuses, fiction naturaliste et caméras de surveillance cliniques, saisit des conversations au vol et des secrets sur le compte Facebook du père mort, parsème son puzzle de Bach au synthé, bref, crée sa petite musique et, mieux, du suspense… » (telerama.fr)

« C’est à partir d’images de famille des Felpeto, confiées par sa voisine d’en face, que le réalisateur Hernán Rosselli a imaginé une histoire de clan mafieux, réussissant à impliquer toute la famille de celle-ci pour jouer les faux bookmakers. Expérimentation troublante mais convaincante, Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté semble adopter dès le départ une facture documentaire, l’histoire de cette étape périlleuse de la vie du clan étant racontée, au regard de l’histoire de sa famille elle-même, par la fille. Augmentant encore l’effet immersif du film en utilisant différents formats, au milieu de plans classiques (vidéos de famille, caméras de vidéo-surveillance parfois en split-screen, caméra fish-eye au plafond, comme si un mouchard y était installé…), l’auteur parvient à insuffler un certain suspense et à nous faire croire aux agissements du clan.

Rajoutant par dessus une sous intrigue liée à un lourd secret de famille, au rôle du père dans les menaces sur les débiteurs et d’autres exactions devenant de plus en plus prégnant, il explique au hasard d’un flash-back sur le mariage des parents, la signification de ce titre étrange. En arrière plan, derrière les fêtes de familles et l’insouciance ponctuelle, c’est tout un fonctionnement au niveau local voire étatique qui est dénoncé ici, entre arrangements avec la police, manœuvres d’un gouverneur en quête de réélection, guerres de territoires et relations toxiques entres dépendances, menaces et éclairs de violence. Thriller hors du commun, passé par la Quinzaine des cinéastes 2024, Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté constitue au final une expérience intrigante, bercée par un gros travail sur le son, qui nous baigne dans ce monde des paris (les multiples appels alignant les chiffres…), qui égale presque celui du montage, particulièrement habile. » (abusdecine.com)

« En entremêlant fiction et documentaire, en utilisant de vraies archives comme un outil de fiction grâce au vertige du montage, le cinéaste argentin Hernán Rosselli ne reconstitue pas une histoire véridique, mais s’en sert comme un pur outil de fiction, comme si désormais les images ne racontaient plus ce qu’elles sont. Variation expérimentale autour du found footage, faite de fragments épars, cet objet très singulier qu’est Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté conceptualise une forme manipulation du réel pour le mener dans l’imaginaire, comme une fabrique du mensonge. Et consacre avant tout le cinéma comme un art du montage… » (culturopoing.com)

« Lorsque les souvenirs vous disent une chose, et les documents d’archives une autre, qui a vraiment raison, ou plutôt qui croire ? Avec Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf, quelque chose d’emprunté, présenté en avant-première sur la Croisette à la Quinzaine des Cinéastes, l’Argentin Hernán Rosselli livre une chronique délicate et envoûtante sur les politiques mémorielles et documentaires.

Roselli tisse une autofiction enivrante en mêlant documents d’archives, sous la forme de vidéos familiales de sa voisine d’enfance, Maribel Felpeto, et une fiction scénarisée, que Felpeto et sa famille interprètent devant sa caméra. Maribel, bookmaker de père en fille à Buenos Aires, doit faire face à des conflits aussi bien personnels que professionnels et résoudre le mystère autour de la mort de son père, mystère découvert à travers les archives en ligne et des cassettes. Notre personnage endosse aussi ponctuellement le rôle de narratrice, faisant en quelque sorte de ce film une alternative à l’histoire personnelle de ses parents.

Bien que lent, le film est sculpté par le talent de Rosselli pour la construction spatiale grâce à la combinaison d’éléments cinématographiques (la photographie signée Joaquin Neira et Hugo Felpeto) et d’éléments audio, mais également grâce à son recours à la multimodalité pour capturer et raconter la vie, les expériences et le souvenir. Le réalisateur-scénariste est également connu en qualité de monteur pour plusieurs films où la précarité de ces éléments est abordée, notamment dans A Farewell to Memory et What Will Summer Bring. Tout cela transparait dans son dernier film, où il évolue habilement et combine des images d’archives filmées par tout type de caméras : des images filmées de manière conventionnelle, des séquences d’archives analogiques et des instants capturés par des caméras de vidéosurveillance, par des scanners à rayons X d’aéroport et même par un objectif fish-eye à 360 degrés. Une fête, une conversation entre bookmakers, une rencontre avec la police… cette fresque est renforcée par la bande sonore signée Nahuel Palenque, Martin Gabriel Scaglia, Lautaro Zamaro et Javier Fernandez Jensen… » (cineuropa.org)

« Grand monteur, le réalisateur avance masqué, planqué dans les images des autres, avec leur concours. Les films de famille qui lui ont été confiés servent d’empreinte réelle à son traquenard concerté. Grand cinéma de contrebande donc, décidant de procéder en clandestin chez lui, en Argentine. Rosselli sait ce qu’il fait et que le monteur est un menteur : dans Casa del Teatro, un faux détective enquête sur la disparition du fils d’un vieux comédien réel; dans Mauro, un acteur joue un faussaire qui écoule de faux billets sur de vrais marchés, tombe amoureux d’une femme qui lui ment, faussaire de l’amour. Magnifique oeuvre «empruntée» à ses modèles, on voit dans Quelque chose… des acteurs improvisés jouer aux gangsters, comme tous les artistes, mêlés à de vrais gangsters qui jouent la comédie, comme tous les bandits. » (liberation.fr)

« Dans son 3ème long métrage, Hernán Rosselli nous invite à partager la vie d’une petite entreprise familiale installée dans la ville de Lomas de Zamora, à une vingtaine de kilomètres au sud de Buenos-Aires… Il se trouve que Hernán Rosselli et l’artiste plasticienne Maribel Felpeto sont des amis de longue date et que le réalisateur s’est montré particulièrement intéressé lorsque son amie lui a montré des films de famille réalisé par Hugo, le père de Maribel, des films qui faisaient l’objet d’une petite mise en scène et qui, pour Hernán Rosselli, étaient un très bon reflet de l’époque du retour à la démocratie en Argentine. Après avoir hésité entre documentaire et fiction, entre court et long métrage, Hernán Rosselli a décidé d’utiliser ce véritable trésor dans le cadre d’un long métrage de fiction, un film qui raconterait une fausse vie de la famille Felpeto et dans lequel joueraient Maribel, Alejandra, sa mère, et Hugo, son père. Une fausse vie, car, Hugo évoquant souvent des films tels Le parrain ou Les affranchis, le réalisateur a trouvé intéressant de plonger cette famille dans le monde des paris clandestins, d’en faire une famille de bookmakers…

… Le film se partage entre deux domaines. Tout d’abord, il y a l’histoire de la fausse famille Felpeto relatée au travers des vrais films de famille filmés au cours du temps, avec les asados partagés avec les amis, les conversations se déroulant dans des petites piscines hors-sol et, bien sûr, le mariage de Ale(jandra) avec Hugo, un mariage où la jeune mariée avait scrupuleusement respecté la tradition de porter quelque chose de vieux, un des colliers de sa mère, quelque chose de neuf, un ensemble de lingerie, quelque chose d’emprunté, les boucles d’oreille de sa sœur, quelque chose de bleu, « sa bague avec un oeil turc qui protège contre l’envie ». A côté, il y a le fonctionnement de l’entreprise de paris sportifs, avec l’évocation des règles qu’il est impératif de respecter, la principale étant de ne pas aller opérer en dehors de son territoire. Avec, aussi, l’évolution de ce fonctionnement dans le temps, en particulier l’importance prise par les écrans, la féminisation progressive de la « profession » et les modifications du comportement de la police, devenant de moins en moins corruptible avec le retour à la démocratie, ce qui ne facilite pas la tâche des bookmakers clandestins. A priori, l’exercice consistant à mélanger les films de famille et les scènes de cinéma tournées par le réalisateur apparaissait comme étant très délicat. Hernán Rosselli s’en sort très honorablement et, tout au long du film, on est bluffé par le grand naturel des interprétations et, tout particulièrement, l’interprétation de Maribel Felpeto. Le film est accompagné par des morceaux de musique attribués à Jean-Sébastien Bach, mais tellement arrangés de façon électronique qu’il est pratiquement impossible de les reconnaitre. » (critique-film.fr)


Présentation du film et animation du débat avec le public :Bruno Precioso.

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